Critique - Ragdoll cover image

On continue sur la lancée des œuvres du Salon du Livre de Paris avec une troisième revue. Retour au thriller avec "Ragdoll" de Daniel Cole se déroulant à Londres.

Le pitch

L'inspecteur Fawkes du Metropolitan Police de Londres (le MET) est réveillé à 4h du matin par son supérieur pour se rendre sur une scène de crime particulièrement horrible. Le corps retrouvé suspendu est en fait un assemblage de 6 morceaux de cadavres macabrement recousus ensemble. Petite précision, la poupée suspendue est accrochée dans un appartement juste en face de l’appartement de Fawkes et une des mains pointe vers la fenêtre de Fawkes. Le tueur semble mettre celui-ci au défi de le retrouver. Et si la police n’a pas assez de 6 morts à s’occuper, le tueur envoie à la presse la liste de ses prochaines victimes avec les dates programmées de leur exécution. Le contre la montre est lancé pour Fawkes et le MET afin de retrouver ce tueur qui semble pouvoir atteindre ses victimes peu importe le lieu ou la sécurité mise en place.

Mon avis

J’ai apprécié de me retrouver à Londres pour se thriller. Je trouve qu'il y a une certaine ambiance dans cette ville qui se prête au genre. La grisaille qui n’y est pas systématique mais qui n’est pas déplacée non plus, le flegme britannique mis à mal par un tueur acharné et insaisissable (tous flics qu’ils sont, ils restent des êtres humains après tout).
Les meurtres sont également très mis en scène et parfois spectaculaires : une poupée reconstituée à partir de 6 corps, un embrasement, des manipulations psychologiques… Toute la panoplie y passe et la police qui se démène et court après le temps afin d’enrayer la chronologie implacable du tueur. Tout ça m’a tenu en haleine tout au long du roman.
Les personnages peuvent paraître un peu caricaturaux dans leur rôle de flic : le flic complètement broyé, l’alcoolique, celui à 2 doigts de la retraite, le rookie qui débarque ou encore la Divisionnaire qui fait plus attention à l’opinion publique qu’à la résolution de l’affaire. Il y a bien sûr une dynamique de groupe à ces personnages mais elle semble très entendue et presque prévisible. Je conçois très bien que ce genre de métier soit très dur et ne peut pas laisser indemne mais il ressort qu’il ne serait pas possible d’échapper aux stéréotypes attendus ce que je trouve dommage. Bon, en même temps, si le personnage principal était plat, pépère sur son canap on est moins intéressé tout de suite...
Enfin, la conclusion possède une bonne dose d’originalité qui vient sur les derniers chapitres. Honnêtement je ne l’avais pas vue venir ce qui me plait toujours dans ce genre de roman.

Conclusion

Histoire Très prenant jusqu'à la fin
Univers J'ai bien aimé Londres sans les clichés
Personnages Un peu trop convenus
Ecriture Les pages se tournent très vite, vraiment accroché
Haletant

Une fois n'est pas coutume, cette fois je vous invite à visiter le site Les Libraires pour en trouver un près de chez vous.